Quand ça ne va pas… C’est le moment d’écouter
Il arrive des jours où l'on se sent décalé, lourd, ou simplement pas tout à fait là. Des jours où l'énergie manque, où l'esprit est embrumé, où l'envie de faire, d'interagir ou même de penser semble s'être effacée. Et c'est dérangeant, surtout dans une société qui valorise la performance, l'efficacité et la bonne humeur constante.
Il peut être tentant de se forcer, de compenser, de lutter contre cet état en cherchant des raisons logiques, en culpabilisant, en se distrayant. Pourtant, ces instants de mal-être sont parfois de simples signaux du corps. Rien de dramatique. Juste un message à écouter.
Un mal-être ponctuel peut avoir mille origines : un manque de sommeil, une digestion difficile, des hormones qui fluctuent, un trop-plein de sollicitations, un conflit, une parole blessante, un moment où les émotions se bousculent sans prévenir. Et parfois, c'est un peu de tout à la fois.
Dans ces moments-là, il n'est pas nécessaire d'aller chercher des explications profondes. Parfois, il suffit juste de ralentir. De tourner le regard vers l'intérieur. De cesser, pour un temps, d'essayer d'aller bien.
Revenir à l'essentiel : être là.
Sentir son corps posé. Une main sur le cœur. Sentir le souffle qui va, qui vient. Peut-être même pleurer, soupirer, s'étendre au sol quelques minutes, écrire quelques mots qui ne veulent rien dire, mais qui soulagent.
C'est dans ces petits gestes que se glisse le début d'une régulation.
Rien à forcer. Juste accueillir. Juste laisser être.
C'est souvent dans cet espace-là, humble et sincère, que le corps commence à se détendre. Que l'émotion, entendue, s'apaise. Que l'on retrouve un peu d'espace, un peu de clarté, un peu de soi.
Et si cet accueil semble difficile, il est toujours possible d'être accompagné.e, avec douceur et sécurité, vers cette écoute de soi.
Parce qu'il n'y a rien à réparer. Juste à être là.
Quelques pistes concrètes pour s'accueillir, en douceur :
Respirer profondément, en allongeant doucement l'expiration
Poser une main sur la poitrine ou le ventre, et sentir le mouvement du souffle
Écrire librement ce qui traverse l'esprit, sans chercher à bien dire
Marcher lentement, en conscience, ressentir chaque pas
S'étirer, bailler, s'allonger quelques minutes dans un endroit calme
Écouter une musique douce qui accompagne l'émotion
Ces petits gestes ne résolvent pas tout. Mais ils peuvent ouvrir un espace. Un endroit où il devient possible de s'accueillir tel.le que l'on est.